Q : Si la Suisse participe au financement, pourra-t-elle avoir des prérogatives sur la ligne ?
R : Non ! La Suisse pourrait même payer 100 % de la facture, elle n’aurait aucun contrôle de la ligne.
En France, le propriétaire des voies ferrées est Réseau Ferré de France (RFF), un établissement public. Il est et restera l’unique propriétaire de la ligne et devra mettre en application les règles édictées par la future « Autorité de Régulation Ferroviaire » créée par le ministre Jean-Louis Borloo en 2009.
L’étude préliminaire Interreg prévoit que c’est RegionAlps, une compagnie suisse (filiale des CFF) qui exploitera la ligne, mais cette dernière restera sous législation française.
Notons également que pour l’instant, la Suisse participe seulement au financement des études. Elle financera certainement une partie des travaux (normalement le tiers), comme cela a pu être le cas pour la ligne du Haut-Bugey ou la ligne Delle-Belfort, sans qu’il y ait pour autant une quelconque contrepartie, si ce n’est créer de nouvelles relations transfrontalières.
Q : Comment va se passer l’exploitation suisse de la ligne ?
R : Actuellement, les trains St-Maurice - St-Gingolph Suisse stationnent 50 minutes à St-Gingolph Suisse. La compagnie RegionAlps va simplement poursuivre ses courses régionales jusqu’à Evian (2 x 19 minutes + 8 minutes à Evian).
Seuls les trains seront suisses. Ils évolueront dans un cadre français, celui des TER de la région Rhône-Alpes, qui reste organisatrice des transports sur son territoire. Il ne s’agit en aucun cas d’une enclave suisse en France.
Plus tard, des trains du RER franco-valdo-genevois pourront venir jusqu’à St-Gingolph, voire St-Maurice. Ces trains seront franco-suisses.