Association franco-suisse Sauvons le Tonkin
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Plusieurs arguments importants sont à faire valoir dans la réouverture de la ligne, tant économiques que écologiques.



Argument n°1 : Achever la liaison ferroviaire de Genève au Valais

Si le projet de réouverture a repris de la valeur ces dernières années, c'est grâce au projet CEVA.

A terme, la ligne d'Evian-les-Bains à St-Gingolph pourra être facilement intégrée dans le RER franco-valdo-genevois. On peut imaginer dès aujourd'hui dès liaisons Monthey-Genève toutes les 30 minutes, avec des trains rapides, encore plus silencieux et confortables.

Les chiffres de 2011 évaluent le nombre de voyageurs potentiels sur la ligne à 3100 par jour quand elle sera intégrée au RER franco-valdo-genevois.

Cette liaison ferroviaire de Genève au Valais serait une véritable colonne vertébrale pour toute l’agglomération lémanique ainsi que pour les 3 Chablais.



Argument n°2 : Combler un manque de transports collectifs

Une route, 3 allers-retours de car, pas de train, pas de bateau. Pour qui souhaite prendre les transports en commun, le choix est limité. La réouverture de la ligne encouragera un rééquilibre des transports.



Argument n°3 : Soulager la route

En incitant les travailleurs frontaliers à prendre le train, on pourrait indéniablement soulager le trafic routier, puisque on enlèverait des voitures dans un sens comme dans l'autre. Fin 2010, 931 habitants du Pays d’Evian travaillaient dans le canton du Valais, donc directement sur le tracé de la ligne ferroviaire.

Plus de 800 habitants du Pays d’Evian travaillent à Genève. Ils pourraient tout autant profiter d’un transport en commun rapide et sécurisé.

Pour ce qui est du trafic poids-lourds, si les camions étaient transférés sur l'autoroute du Nord-Léman, la R.D. 1005 pourrait aisément retrouver sa vocation de lien interurbain et de route touristique. C'est à un modèle multimodal qu'il faut réfléchir dès à présent.



Argument n°4 : un transport de masse écologique

Dans un environnement qui doit être préservé, la ligne ferroviaire représente la seule possibilité de transporter massivement des usagers en respectant l'environnement.

Construire une nouvelle route, en plus de causer un impact écologique fort à sa construction, puis à sa mise en service, appellera encore plus de trafic routier et encore plus de poids lourds. Donc plus de pollution atmosphérique.

La ligne ferroviaire existe, son infrastructure également. L'impact de sa réouverture sera très limité.



Argument n°5 : un transport sûr

Le train reste un des transports, si ce n’est le transport le plus sûr (avec l’avion), beaucoup plus que la route, qu'elle soit départementale ou autoroutière.